L’un des engagements majeurs de la campagne d’Annaïg Le Meur, candidate aux élections municipales de Quimper, vient d’être dévoilé, ce mercredi, avec la volonté d’engager une politique de sécurité adaptée aux attentes des Quimpéroises et Quimpérois, qui comporte, d’une part, la mise en place d’une police municipale et d’autre part un volet prévention ambitieux.

« La décision de mettre une police municipale est le résultat d’une longue réflexion prise à l’issue de nos porte-à-porte, des ateliers participatifs et des échanges entre les membres de l’équipe de campagne, explique Annaïg Le Meur. Toutes et tous s’accordent à dire que la montée des incivilités quotidiennes est une préoccupation majeure: tags, déchets canins, manque de respect … Certains évoquent la montée ou une visibilité accrue du trafic de drogues et la montée en puissance de violence urbaine ».

L’équipe de campagne a donc, ces dernières semaines, élaboré la trame de ce que serait cette future police municipale : un instrument de prévention et de lutte contre la petite délinquance -y compris en matière environnementale-, adapté aux réalités quimpéroises. « Nous ne voulons pas d’une police municipale qui remplacerait ou au contraire serait subordonnée à la Police nationale, mais à ses côtés, dans un champ de compétences précis et clair ».

Concrètement, Quimper devra compter un effectif minimum de 30 agents dédiés à la sécurité et la tranquillité des Quimpéroises et Quimpérois (police municipale + ASVP actuels dont le rôle sera revalorisé). « Nous souhaitons également créer une brigade canine, ce qui serait une première pour notre département, souligne Annaïg Le Meur. »

D’un point de vue financier et budgétaire, cette police municipale doit également être acceptable pour être acceptée. « Nous avons travaillé sur des strates de villes correspondant à Quimper, ainsi qu’à partir de plusieurs études et rapports parlementaires. Nous avons ainsi pu évaluer objectivement un tel dispositif à un peu plus d’un million d’euros en fonctionnement soit un peu plus d’1% du budget de la ville et 500.000 euros pour doter ces policiers d’équipements opérationnels. De même

si nous ne sommes pas opposés à la vidéo-protection (et nous continuerons à la développer), le coût d’un centre de supervision urbain nous paraît beaucoup trop lourd en l’état pour être supporté par le budget communal », souligne la candidate.

La philosophie générale du dispositif de sécurité s’articule également autour d’un volet préventif qui doit être beaucoup plus important qu’aujourd’hui. Il y a certes des contacts réguliers entre la Mairie et la Police Nationale, mais trop peu avec la Justice et l’Education nationale. Et quasiment rien avec le monde associatif. C’est regrettable, car nous pouvons et devons être tous acteurs en matière de prévention. Il faut intervenir dès la première incivilité et le Maire dispose de moyens concrets qu’il doit utiliser pleinement. »

C’est pourquoi des mesures de prévention fondées sur la proximité et le dialogue sont proposées.

Ainsi, tous les personnels municipaux des écoles, mais également des différentes administrations seront formés à la lutte contre les discriminations, le harcèlement sous toutes ses formes et les violences sexistes ainsi que sur « les valeurs de la République et la laïcité ».

Les comités de vie de famille qui viennent d’être mis en œuvre seront étendus à l’éducation et à la justice.

Par ailleurs, des médiateurs de quartier seront nommés. Ils seront chargés d’instaurer le dialogue entre les citoyens pour trouver des solutions aux problèmes de voisinage, mais il leur reviendra également de lutter contre les incivilités.

Enfin, nous travaillerons avec les différents centres sociaux pour donner aux éducateurs les moyens d’assurer pleinement leurs missions.

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